Paris Perfume Week
Paris et le parfum, une histoire d'amour de plusieurs décennies. Pourtant, il a fallu attendre deux ans pour que la ville ait son propre salon du parfum. Heureusement, l'équipe de NEZ, le célèbre magazine de la parfumerie, a constaté la même lacune et a mis sur pied la Paris Perfume Week. Cette année, la deuxième édition a eu lieu et, bien entendu, nous étions présents pour mettre notre nez, au sens propre comme au sens figuré, dans les affaires des autres.
Le salon s'est déroulé sur quatre jours et comprenait trois sections principales. Tout d'abord, le Salon, où une cinquantaine de marques de niche se sont présentées. Ensuite, les Smell Talks, une série de master classes et de débats sur les tenants et les aboutissants de l'industrie du parfum. Enfin, cerise sur le gâteau, il y avait le programme « hors les murs », avec des événements disséminés dans toute la ville, allant de lancements de parfums exclusifs à des conversations intimes avec des parfumeurs.
En tant que parfumerie de niche, nous étions particulièrement désireux de faire de nouvelles découvertes et de rencontrer les personnes des marques avec lesquelles nous travaillons déjà.
Un salon compact avec une approche démocratique
Le salon s'est déroulé dans un modeste hall de deux étages, où chaque marque pouvait se présenter devant un comptoir uniforme : petit, fonctionnel et sans fioritures. Pas de stands imposants avec des présentoirs brillants, mais une attention toute particulière portée au produit. Cela signifie que les petites marques (comme la superbe Isabelle Larignon, qui y a présenté son quatrième parfum, Mandi Rhubi) et les maisons établies étaient sur un pied d'égalité. Un soulagement dans un monde où l'image pèse souvent autant que le parfum.
Isabelle Larignon présentait sa nouvelle création Mandi Rhubi
Mais ce concept présente aussi des inconvénients. Comme tous les stands d'exposition étaient très proches les uns des autres, il était pratiquement impossible de fouiner discrètement. Les conversations approfondies étaient également un défi, car les voisins écoutaient inévitablement. Enfin, il faisait une chaleur accablante.
L'offre était essentiellement française, complétée par quelques joueurs internationaux. Nous avons par exemple revu Spyros, parfumeur et fondateur de la maison Baruti Perfumes, basée à Rotterdam. Outre les exposants, il y avait beaucoup de beau monde. Nous avons croisé Tomáš Ric (fondateur de Pigmentarium, qui était à Paris pour le lancement de son nouveau parfum Brutal) et Anthony Toulemonde (cofondateur de Maison Violet). C'est toujours un plaisir de revoir nos chers partenaires.
Spyros Drosopoulos de Baruti et Tomas Ric de Pigmentarium
Des conférences olfactives et une touche de poésie
Les conférences olfactives étaient prometteuses, mais il y avait un petit hic : pour la plupart d'entre elles, il fallait s'inscrire à l'avance et payer à la séance. L'addition est vite faite, et nous aimons investir dans les odeurs plus que dans les billets d'entrée.
Nous nous sommes tout de même inscrits à un certain nombre de sessions Hors Les Murs, dont un programme du soir où le parfum était délicieusement associé à la poésie, aux contes de fées et à la musique. Nous avons également pris le temps de visiter le laboratoire de Patricia de Nicolaï. Cette grande dame de la parfumerie de niche sait nous captiver à chaque fois avec ses connaissances et ses histoires exceptionnelles. Sa dernière création, Crème Ébène, sera lancée en septembre et vous pourrez bien sûr la découvrir chez nous.
Visite au laboratoire de Patricia de Nicolaï
Le repérage des parfums à Paris : une sortie indispensable
Un salon du parfum à Paris a l'avantage d'être... à Paris. Alors, entre le networking et les parfums, nous sommes partis à la découverte des meilleurs grands magasins, des parfumeries de niche et des boutiques de marque. Nous avons trouvé l'inspiration, repéré les tendances et profité de toute la beauté que cette ville a à offrir.
Nous avons également passé du temps avec des parfumeurs et des fondateurs de marques tels que Sarah Baker, Manos Gerakinis et l'équipe derrière la superbe marque de bougies Lola James Harper. Comme nous ne travaillons qu'avec de petites marques indépendantes, nous trouvons essentiel d'avoir des contacts personnels réguliers.
En terrasse avec Sarah Baker, et visite à la boutique phare de Lola James Harper
Et... avons-nous trouvé de nouvelles perles ?
Oui et non. Nous avons certainement découvert des marques intéressantes, mais nous ne nous précipitons pas pour élargir notre sélection. Chaque nouvelle marque doit être non seulement solide en termes de qualité, mais aussi parfaitement en phase avec notre vision. Nous prenons notre temps pour cela.
Que retenons-nous de cette édition ? Une bonne dose d'inspiration et d'énergie. Et la nouvelle que la Paris Perfume Week déménagera dans un lieu plus spacieux l'année prochaine. Une excellente décision, si vous voulez notre avis. Nous avons donc toutes les chances de nous y retrouver l'année prochaine.
Mais surtout ...
Nos nombreuses rencontres n'ont pas seulement été agréables, elles ont également débouché sur quelques accords concrets. Dans les mois à venir, vous pouvez vous attendre à ce que des événements avec des parfumeurs et des fondateurs de maisons de parfum soient à nouveau organisés à Smell Stories. Lesquels ? Nous gardons la surprise pour l'instant. Abonnez-vous à notre infolettre ci-dessous pour être le premier à le savoir !